LA CHUTE DE CHEVEUX AUTOMNALE

Mythe ou réalité ? Est-elle normale ? Que peut-on faire pour la réguler ?


Mythe ou réalité ?

Réalité !

La chute de cheveux automnale, ou effluvium saisonnier, concerne la plupart d'entre nous mais à différents degrés.


Normale ou pas ?

Ca dépend. Normalement, cette chute n'est pas problématique car notre densité capillaire est censée augmenter pendant l'été, possiblement pour nous protéger des rayons UV (#lanatureestbienfaite).

On perd alors, de façon diffuse, jusqu'à 150 cheveux par jour pendant 6 semaines, . Au delà, il se peut que l'effluvium saisonnier soit exacerbé par d'autres facteurs (stress, AAG, carences ...)


La cause ?

Pas pleinement élucidée par la science moderne, il semblerait que le premier facteur soit les changements de niveaux de mélatonine au sein de notre organisme. Ce qui nous rapproche de nos amis les bêtes et de leurs mues saisonnières. Concrétement, en juin, notre niveau de mélatonine est au plus bas, favorisant l'entrée du cheveux dans sa phase télogène qui entrainera sa chute 3 mois plus tard (coucou la chute de la rentrée). A cela peuvent s'ajouter d'autres facteurs liés à notre changement de comportement pendant l'été. En effet, pendant l'été, nous avons tendance à moins dormir, potentiellement plus consommer d'alcool, ne pas boire assez d'eau, ne pas couvrir notre tête face aux UV, et à plus fumer pour les fumeurs mondains notamment => déshydratation, oxydation, inflammation !


Que peut-on faire ?

Si on ne peut pas enrayer cette chute naturelle, on peut éviter qu'elle ne s'emballe.


Pendant l'été :


1 - Le couvre-chef : On limite l'exposition aux UV entre 11h et 17h, a minima avec un chapeau, casquette, bob, foulard... Lâche toi !

2 - Les soins : On chouchoute son cuir chevelu régulièrement. Soin aux poudres ayurvédiques, aux bonnes huiles et aux huiles essentielles de romarin à cinéole ou cèdre de l'Atlas

3 - Le sommeil : On tente d'avoir une alimentation anti-inflammatoire, riche en vitamines, minéraux et protéines et n'oublie pas de boire (de l'eau)

4 - La nutrition : On tente d'avoir une alimentation anti-inflammatoire, riche en vitamines, minéraux et protéines et n'oublie pas de boire (de l'eau)

5 - La circulation sanguine : On n'oublie pas les massages crâniens tête en bas et selon ses problématiques des petites aides en phyto.


A la rentrée :


1- Hygiène de vie : Sommeil, gestion du stress, alimentation équilibrée restent les piliers de la santé capillaire

2 - Soin : Adieu sulfates et bonjour shampoings et soins naturels sur-mesure pour ne pas agresser le cuir chevelu

3 - Complémentation : On peut s'aider de compléments alimentaires bien choisis en fonction de ses problématiques

4 - KO la lumière bleue : La lumière bleue de nos téléphones et ordinateurs peut bouleverser nos cycles circadiens. Alors pense à passer en lumière jaune dès 18h

5 - Se faire accompagner : Si la chute te semble anormale, consulte dermatologue et naturopathe pour un programme adapté !


Quelques sources

  • Fischer TW, Slominski A, Tobin DJ, Paus R. Melatonin and the hair follicle. J Pineal Res. 2008 Jan;44(1):1-15. doi: 10.1111/j.1600-079X.2007.00512.x. PMID: 18078443.

  • Fischer TW. Einfluss von Melatonin auf die Physiologie des Haares [The influence of melatonin on hair physiology]. Hautarzt. 2009 Dec;60(12):962-72. German. doi: 10.1007/s00105-009-1817-y. PMID: 19957072.

  • Fischer TW, Burmeister G, Schmidt HW, Elsner P. Melatonin increases anagen hair rate in women with androgenetic alopecia or diffuse alopecia: results of a pilot randomized controlled trial. Br J Dermatol. 2004 Feb;150(2):341-5. doi: 10.1111/j.1365-2133.2004.05685.x. PMID: 14996107.

  • Fischer TW, Trüeb RM, Hänggi G, Innocenti M, Elsner P. Topical melatonin for treatment of androgenetic alopecia. Int J Trichology. 2012;4(4):236-245. doi:10.4103/0974-7753.111199

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