ALOPÉCIE ANDROGÉNIQUE ET NATUROPATHIE

Mon expérience, mon parcours et comment la naturopathie m'a aidée à comprendre et gérer ma chute de cheveux.


De l'errance médicale ...

Après 4 ans de non reconnaissance de mon problème de chute de cheveux, à 20 ans le diagnostic tombe auprès d'un dermatologue spécialiste du cuir chevelu ; je souffre d'une alopécie androgénique ou androgénétique (AAG). Le ressenti est étrange, partagé entre le soulagement de pouvoir enfin mettre un mot sur mon problème qui n'est pas que dans ma tête et la peur de me savoir touchée par une maladie "génétique" qui va me contraindre à prendre à vie un gros cocktail d'hormones, sans certitude de garder pour autant ma masse de cheveux.


Je me soumet littéralement à l'expertise de ce spécialiste et prends quotidiennement Diane 35, Androcur et applique chaque soir minutieusement une préparation équivalente de Minoxidil sur mes cheveux, la version de base me créant une réaction allergique trop importante. Les résultats sont aléatoires avec des années de mieux et des années de moins bien.


Puis, presque 10 ans plus tard, de façon concomitante, ma gynécologue me fait part de quelques cas dans sa patientèle de méningiomes mal placés dû à l'Androcur et le remplaçant de mon dermato me fait prendre conscience de l'impact de ce même médicament sur ma libido. Je tombe des nues et décide d'arrêter Androcur pour passer à la seule alternative qui m'est alors proposée : Spironolactone. Cette fois ci, ce sont des épisodes d'hypotension qui me posent problème mais surtout qui m'alertent sur ce que je fais subir à mon corps.


A la prise de conscience...

A ce même moment, je consulte une naturopathe. Alors que j'y allais tout simplement pour retrouver de l'énergie, elle me fait prendre conscience de mon manque de compréhension de l'alopécie d'androgénétique, du manque de recherche pour établir le diagnostic : aucun bilan sanguin pour une pathologie qui serait pourtant liée aux hormones androgènes ...

C'est le choc. Comment ai-je pu tout accepter sans rien challenger, sans rien chercher à comprendre réellement. J'arrête alors toutes les hormones pour établir un bilan sanguin complet avec le suivi d'une endocrinologue.

Résultat : rien ! Aucun problème d'hormones androgènes a priori et pour seule recommandation de la part de mon endocrinologue : "il faut chercher ailleurs". Cela vous fera 90€, merci, aurevoir.


Sur les conseils d'une amie, je décide de consulter une endobiogéniste qui m'alerte sur une fatigue surrénalienne que je finis par comprendre plus précisemment grâce à la naturopathie. Je change alors mon hygiène de vie sans jamais reprendre ni hormones ni Minoxidil. La chute de cheveux diminue quelque peu et je continue de suivre leur évolution avec mon dermatologue.


A la reprise en main ...

J'ai alors compris que même si cette pathologie se veut génétique, je pouvais devenir actrice de son évolution et surtout faire taire ce gène et le mettre en sommeil. Rien n'est jamais acquis mais il n'y a pas de fatalité et les cheveux sont désormais ma jauge de niveau de bien-être. Pas de plante magique mais une prise en charge globale : changement de mon alimentation, amélioration de mon sommeil, activité physique adaptée, gestion des émotions, changement des produits de soin et petits coups de pouce ponctuels en phytothérapie.


Je suis désormais naturopathe et j'ai à cœur d'accompagner mes clientes sur ce sujet souvent tabou et angoissant. Mon objectif : comprendre la cause réelle de l'alopécie et proposer une hygiène de vie sur-mesure.

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